Sous quelle forme se présentent ces remèdes homéopathiques ? Les médicaments homéopathiques se présentent le plus souvent comme des petites billes blanches (granules, globules) de lactose et de saccharose, imprégnées avec une dilution. On les trouve aussi en gouttes, en pommades.

  • Les globules sont les plus petits : une dose correspond au tube entier. On le prend en une seule fois, en général une fois par semaine pour un effet « flash » mais celui-ci dure longtemps.
  • Les granules se prennent par 3 ou par 5, plusieurs fois par jour, jusqu’à provoquer une réaction de l’organisme
  • Les gouttes sont à base de teinture-mère ou d’une dilution. On les absorbe avec un liquide (eau, jus de fruits, biberon).
  • Les pommades et gels : la dilution est mélangée à des excipients qui facilitent sa pénétration à travers la peau (pommade d’arnica par exemple).

Les laboratoires ont également conçu des formules composées sous forme de granules, de gouttes ou de comprimés; ce sont des médicaments qui traitent une affection donnée et qui s’adressent à tout le monde. Profitez donc de la livraison de médicaments à domicile à Paris pour entamer au plus vite votre cure d’homéopathie.


Quelques conseils pratiques si vous suivez un traitement homéopathique.

Zéro goût dans la bouche

  • L’idéal est de prendre un médicament homéopathique dans une bouche « vierge ». Au moment de la prise, vous ne devez avoir aucun goût particulier dans la bouche (menthe, café, tabac, alcool ou toute autre substance aromatique).
  • Evitez donc café, thé et tabac avant de prendre des médicaments homéopathiques. Même chose pour la menthe : évitez notamment les dentifrices, chewing-gums et infusions qui contiennent de la menthe. Vous trouverez dans le commerce des dentifrices adaptés aux traitements homéopathiques.

Homéopathie et allopathie

  • Le médecin peut être amené à associer des médicaments allopathiques à votre traitement homéopathique. Ces médecines se complètent, l’homéopathie peut renforcer l’action de l’allopathie et assurer une meilleure tolérance aux médicaments.
  • Dans ce cas, il est conseillé de commencer par le traitement homéopathique dans la journée : prenez vos remèdes homéopathiques au moins 1/4 d’heure avant les médicaments allopathiques.

Quand prendre les médicaments homéopathiques ?

  • Conformez-vous toujours précisément aux indications de votre médecin pour la posologie.
    Prenez les remèdes homéopathiques en dehors des repas : au moins 1/4 d’heure avant les repas.
  • Laissez fondre lentement les globules et les granules sous la langue, sans les croquer ni les avaler. Leurs composants sont absorbés au niveau des petits vaisseaux sanguins situés sous la langue.

Tout vous irrite, vous fatigue. Il y a de la nervosité dans l’air. Au secours l’homéopathie !

La nervosité est une réaction de l’organisme à des stimuli extérieurs : excès de stress, pression excessive, anxiété mais aussi dysfonctionnement physiologique, infection ou dérèglement hormonal…

S’il s’agit d’un état passager, votre nervosité peut être positive et vous stimuler dans la résolution de vos soucis. L’homéopathie est d’un bon secours pour vous aider à surmonter votre état nerveux.

En revanche, si celui-ci devient chronique, il est nécessaire d’en rechercher la cause et de la traiter : anxiété, angoisse, dépression, trouble hormonal…

Besoin de granules ?

L’homéopathie présente l’avantage d’écarter tout risque d’accoutumance. Quelque soit le motif de votre nervosité, vous pouvez prendre la spécialité homéopathique Sédatif PC® : 2 comprimés ou 5 granules à sucer, 2 ou 3 fois par jour. Puis, selon les cas (à raison de 3 granules, à répéter après 1/2 h si vous ne vous sentez pas mieux) :

  • Vous avez envie de tout envoyer promener, vous êtes agitée. Votre agitation se calme lorsque vous vous promenez, ou grâce aux bercements ou aux vibrations (voiture, train) : Chamomilla 15 CH.
  • Votre humeur instable est liée à une émotion forte. Votre irritation est un appel à votre entourage, vous avez envie que l’on s’occupe de vous : Ignatia 15 CH.
    Vous êtes irritable à la suite d’une contrariété rentrée qui s’accompagne d’un sentiment de frustration, de vexation, d’injustice : Staphysagria 15 CH.
  • Vous êtes en colère, ce qui se traduit éventuellement par des crampes au niveau de l’estomac ou de l’abdomen : Colocynthis 15 CH.
  • Votre nervosité est liée au trac, vous préparez un examen ou une compétition sportive : Gelsemium 9 ch (5 granules le soir au coucher).

Granules et doses sont à laisser fondre très lentement dans la bouche (pas obligatoirement sous la langue) : la bouche est riche en récepteurs, le médicament homéopathique diffuse donc très rapidement dans l’organisme. Le nombre de prises est très important, il est pourtant souvent négligé.

Dans une pathologie aiguë, il faut répéter les prises : toutes les 10 minutes dans une laryngite aiguë, toutes les heures dans une fièvre aiguë ; 3 ou 4 fois par jour pour une névralgie par exemple.

Dans une maladie chronique, le médicament sera pris de 1 ou 2 fois par jour à une fois par semaine, les médicaments de terrain une ou deux fois par mois. Le traitement homéopathique est espacé en fonction de l’amélioration et s’arrête dès que les symptômes disparaissent.

Contrairement à ce que l’on croit, le traitement homéopathique peut être très court : l’action de médicaments comme Apis (contre l’oedème), Arnica ( contre un hématome), Drosera (contre la toux spasmodique) est quasi immédiate.

Combien coûte un traitement homéopathique ?

Les médicaments homéopathiques coûtent 4 fois moins cher que la moyenne des médicaments remboursables. Le coût moyen d’une ordonnance homéopathique est 3 fois moins élevé que celui d’une prescription allopathique. Par exemple, un tube de granules coûte 8 euros.

Pour être remboursés par la Sécurité sociale, il faut que ces médicaments aient été prescrits par un médecin.

A noter que de nombreuses assurances complémentaires santé (ou mutuelles) prennent aussi en charge les médicaments non remboursables.

Les consultations pratiquées chez un homéopathe conventionné sont remboursées par la Sécurité sociale à hauteur de 70% du tarif de convention.


Les médicaments homéopathiques sont élaborés à partir de substances d’origine végétale (Nux vomica : la noix vomique, Pulsatilla : l’anémone pulsatille), animale (Sepia : l’encre de sèche, calcarea carbonica : le calcaire de l’huître), minérale (Phosphorus : le phosphore) et chimique (natrum muriaticum : le sel marin). La molécule de base est mise à macérer dans l’alcool. On obtient ainsi une « teinture-mère », substance de base à partir de laquelle on fabrique les différents médicaments homéopathiques.

Les médicaments homéopathiques présentent aussi une particularité : ils sont obtenus par la dilution infinitésimale d’un extrait minéral, végétal, chimique ou animal.

Qu’est-ce qu’une dilution?

On dilue une goutte de teinture-mère dans 99 gouttes de solution alcoolisée pour obtenir une dilution au centième. Puis on l’agite est fortement (on appelle cela la dynamisation). On obtient ainsi la première centésimale hahnemannienne, notée 1CH. On recommence la même opération en diluant 1 CH dans 99 gouttes d’alcool, on dynamise et l’on obtient une deuxième centésimale (2CH). Ainsi de suite jusqu’à 30 CH.

Quelles dilutions utilise-t-on le plus souvent en homéopathie ?

En pratique, les médecins homéopathes utilisent trois types de dilutions :

  • les dilutions basses , (4 ou 5 CH) agissent localement, sur un problème aigu, un traumatisme par exemple. On les utilise pour leur action directe sur un tissu sans dépendre de la sensibilité personnelle du malade ;
  • les dilutions moyennes (7 à 9 CH) traitent les symptômes fonctionnels et généraux pour lesquels la sensibilité du malade entre en jeu ; à chaque fois qu’il y a aune réaction particulière du malade;
  • les dilutions hautes (15 ou 30CH) sont utilisées lorsque les symptômes témoignent d’une réaction très sensible du malade; il en est ainsi pour les symptômes comportementaux et les réactions chroniques.

Les bases scientifiques de l’homéopathie ont longtemps été contestées. On l’a assimilée à une croyance, à un effet placebo car on ignore toujours comment agit la substance active homéopathique. De plus, aux dilutions utilisées, il est impossible d’en retrouver une trace physique.

Cela ne veut pas dire qu’il faut jeter l’homéopathie aux orties. L’efficacité de l’aspirine et de la quinine était reconnue bien avant leur explication pharmacologique. Ce qui compte aujourd’hui, ce sont les études et les expérimentations qui démontrent l’efficacité thérapeutique de chaque médicament homéopathique et sa fiabilité. Et dans ce domaine, la recherche est très active.

Des études ont-elles montré l’efficacité de l’homéopathie ?

Bien entendu. De très nombreux travaux ont montré l’intérêt de cette thérapeutique. Ils portent par exemple sur les allergies, les troubles respiratoires, les diarrhées aiguës, le sevrage des traitements par anxiolytiques, les rhumatismes. Des centaines d’essais cliniques sont menés, certains ont été publiés dans des revues de renommée mondiale.

D’autres études concernent la recherche fondamentale. L’une d’elle porte sur l’aspirine. Des chercheurs en injectent une dilution à des rats. Alors qu’habituellement, cette molécule empêche les plaquettes sanguines de se coller entre elles, il se produit ici le phénomène exactement inverse : des caillots se forment. Cela va tout à fait dans le sens du principe de similitude.

Actuellement, de très nombreuses études démontrent l’action thérapeutique des médicaments homéopathiques. Il existe un certain nombre de maladies que les médicaments homéopathiques ne soignent pas. C’est notamment le cas des maladies évolutives graves (cancers, leucémies, sclérose en plaque, maladies sexuellement transmissibles…) ou encore des maladies nécessitant une intervention chirurgicale…

Les médicaments homéopathiques sont aussi régulièrement prescrits en complément d’autres traitements pour apporter un confort de vie au patient.